MICHEEEEEEEELLL !!!

Publié le par HONORE

J'ai donc achevé la lecture de « La possibilité d'une île », du grand Michel... Alors il va l'avoir ou pas ? L'avoir quoi ? Le Goncourt of course... Bon franchement on s'en fout, enfin moi j'm'en fous, Michel peut-être pas... Bon, bref... Alors le livre ? Eh bien au terme de la lecture je suis toujours aussi perplexe. Tout d'abord, cette alternance entre la narration de Daniel 1, le comique, Daniel 1 le dernier des humains, et Daniel 24 & Daniel 25 ses clones du futur. Car Daniel 1 a embrassé la foi des « élohimites » (les Raëliens) et a donné son ADN à la secte, ce qui a lui a permis de se voir continuer sur plusieurs générations de clones. Les pages avec les Daniel clonés, qui sont donc des « néo humains », sont assez confuses. On apprend tout de même que ces « néo humains » se nourrissent désormais de sels minéraux, vivent majoritairement dans le virtuel et ne connaissent plus les anciennes passions humaines... Ils ont toutefois la connaissance de celles-ci à travers les récits de vie que leurs ancêtres ont laissés. A La fin du livre, le dernier Daniel cloné décide de « déserter » la communauté néo-humaine, et d'aller à la découverte du monde extérieur, un monde peuplé de sauvages vivant dans une nature dévastée par les catastrophes climatiques. Voilà pour l'histoire.
Comme souvent chez Houellebecq, il y a beaucoup de morts. Le gourou est assassiné, Daniel 1 et une des deux femmes qu'il a aimées se suicident. Le pessimisme houellebecquien est plus que jamais de mise, avec notamment l'évocation de cette sentence concernant l'ancien monde humain : « Les hommes naissent seuls, vivent seuls, et meurent seuls. »
Mais au final, le meilleur des mondes promis par le clonage est un néo monde triste, sans passions. L'utopie commencée dans les « Particules Elémentaires » a au final un goût plutôt amer...
Si cette anticipation est peu convaincante, la description de la condition de Daniel 1 et des hommes vieillissants est très juste. Houellebecq poursuit les développements entamés depuis le début de son oeuvre sur la féroce compétition narcissique que se livrent les hommes, à travers notamment la conquête du corps des femmes, compétition copiée sur le modèle du libéralisme économique, lui-même s'inspirant du modèle de la faune, où les plus forts bouffent les plus faibles...

On attend désormais l'adaptation cinématographique du livre, Michel doit donner le premier coup de manivelle en janvier prochain. Affaire à suivre...

 

 

Elle est pas belle cette photo de notre cher beautiful loser ?

Publié dans Mes lectures...

Commenter cet article